Qu’est-ce qu’un colloque réussi ?

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Comme je l’avais annoncé dans un précédent billet, un colloque se préparait sur le thème du Big Data. Maintenant qu’il a eu lieu, nous pouvons nous poser la question (à chaud) de sa réussite.


source.

De l’avis d’un participant, ce colloque ne fut pas universitaire, étant entendu que, selon lui, la caractéristique de ce dernier est une très rapide dérive en anathèmes et excommunications mutuelles, Pierre n’ayant pas cité les travaux (mémorables) de Paul parce qu’il n’y connaît rien à rien et qu’il est vraiment une buse, lequel Pierre se défendant d’avoir soutenu Paul face à Thimoléon, etc., etc. D’où l’illustration.
Déception de ce point de vue, donc.

Ceci dit, colloque fort intéressant. en reprenant mes notes, je peux souligner ces quelques réflexions (brutes) :

  • la donnée est-elle un élément prélevé à partir d’une expérience ?
  • la donnée diffère de la statistique, la traduction et l’interprétation de cette dernière posant problème.
  • les données sont partout sauf dans l’ordinateur et les données précèdent l’informatique.
  • la donnée est une perte d’information, ce qui est préjudiciable à la prise de décision.
  • de même qu’un fait est un « obtenu », une donnée n’est pas « donnée ».
  • on ne peut parler de Big Data que lorsqu’on ne fait aucune hypothèse sur les cibles recherchées.
  • la numérisation de la ville pose de nouveaux défis aux pouvoirs locaux, les citoyens leur demandant informations rapides et réactivité.
  • puisque tout le monde produira des données, quelles seront la place et le pouvoir des utilisateurs ?
  • le data scientist devra (aussi) évaluer la véracité des données qu’il manipulera.
  • le big data bouscule la réflexion des juristes.
  • n’y aura-t-il pas de fortes oppositions à l’émergence des robots comme il y a eu le mouvement luddiste ?
  • si l’entrepreneur allait au devant de l’information, nous assistons maintenant au mouvement inverse.
  • laisser s’agréger l’information sans contrôle peut être un réel risque pour l’entreprise.
  • fournir des données aux réseaux sociaux n’est-il pas un nouveau servage ?
  • les méta-données sont sous-estimées sachant qu’avec 5 opérations, on peut identifier le porteur d’une carte bancaire avec une probabilité de 0,9.
  • le chef militaire doit pouvoir et savoir gérer le traitement de l’information dans le cyber.
  • le big data réduit l’incertitude grâce à l’accroissement des données.
  • le système international redevient westphalien.
  • le trafic de données vers les 25 premiers sites consultés est représentatif du trafic total de l’Internet.

Que les intervenants me pardonnent d’avoir outrageusement réduit leur intervention à une phrase qui peut ne pas être celle qu’ils estiment la plus représentative, tout ceci sera corrigé dans les actes auxquels, avec leur participation, je vais m’atteler dès maintenant.
Je vous tiendrai au courant de leur parution.

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