Lectures sur l’entreprise

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M’étant plongé il y a quelque temps dans deux livres intéressants, bien que non consacrés à l’entreprise, je vous livre les éléments qui lui sont applicables, trouvés au gré de ces lectures.

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Le premier publié (Penser les réseaux, ouvrage collectif) est à conseiller dans son intégralité. Plusieurs visions des réseaux y sont proposées.
Les pages traitant de comment dominer un réseau (Olivier Kempf, pp 46 et 47) concernent toutes les entreprises. Pourquoi ? Parce que leurs employés étant amenés à se déplacer, il est indispensable d’avoir une idée de la manière de sécuriser leurs communications.
Du même auteur (avec Colin L’Hermet) un passage intéressant sur la confiance (pp 96 à 100).
Jamel Metmati explique pourquoi les évolutions technologiques ont conduit à un nouvel art de la guerre, quels en sont les nouveaux principes (polycentralité, dispersion et protection) et les nouveaux modes d’action (pp 163 à 169). Le même expose (p 177) que pour protéger un réseau, il vaut mieux raisonner en points d’entrée qu’en termes de frontière.
Page 261 une intéressante réflexion de conclusion : ce qui compte dans le réseau n’est pas seulement le bien transporté et consommé mais aussi l’information relative à l’utilisateur final…
Bien que traitant beaucoup de l’État, nombre de réflexions demeurent valables en remplaçant le terme État par celui d’entreprise.

Le second (Alliances et mésalliances dans le cyberespace, d’Olivier Kempf) consacre pratiquement tout un chapitre (X, Alliances composites, pp 143 à 155) aux alliances regroupant une entreprise et un État.
Qu’y trouvons-nous ? Tout type d’alliance envisageable entre ces deux entités : l’État agit au profit de l’entreprise, l’entreprise agit au profit de l’État, l’entreprise est la cible de l’État, les entreprises s’allient avec des individus.
Une telle alliance n’est-elle pas une alliance de la carpe et du lapin ? Ne serait-ce pas plutôt l’allégeance d’un vassal envers un suzerain, tant le rapport de forces est disproportionné : l’entreprise peut être la cible de l’État, comme Aramco fut ciblée par l’Iran, le cas de l’État ciblé par une entreprise n’ayant pas encore été révélé.
Une lecture fort instructive, notamment pour un chef d’entreprise voulant faire affaire avec un État.

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