Piratage(s) (2/2)

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Et, mis à part cet ancien de la DGSE qui se laisse submerger par une forte émotion, nous avons eu droit, il y a quelque temps, au projet Sauron.

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De quoi s’agit-il exactement ? D’un logiciel espion, vraisemblablement réalisé par un État. Bon, pour ce dernier point, personne n’en est sûr, car le principe d’inattribution du cyberespace est subitement à l’ordre du jour. Ce mot doit avoir un équivalent en russe, coréen (du nord) et perse, mais sûrement pas en anglais des USA…

Il se trouve que Kasperky en serait le premier « inventeur », ce qui pourrait laisser penser, éventuellement, dans un jour exceptionnel où l’alignement des planètes est remarquable, que ce ne serait pas une création russe. Mais, attention, la prudence s’impose !

Le même article nous apprend que « le programme a ciblé principalement, selon les premières données recueillies par l’entreprise, la Russie, l’Iran, le Rwanda ainsi que, sans doute, l’Italie, Symantec ajoutant de son côté que la Chine, la Belgique et la Suède ont également été touchées. » Ce qui exclurait ces États. Mais ne signifierait pas pour autant qu’un autre État en soit l’auteur. Après tout, on ne s’espionne pas entre alliés, c’est bien connu. Et comme il y a des représentants des deux blocs, ce ne peut être un État. CQFD ?

Un autre article révèle que Kapsersky a fait une trouvaille intéressante : « l’emploi de termes renvoyant aux manuels Unix et notamment de ‘Cruft’ (désignant un élément superflu du logiciel), utilisé par les spécialistes de BSD. Pour Kaspersky, cette bizarrerie pourrait indiquer la présence, dans les équipes du Projet Sauron, de développeurs ‘old school’ ayant effectué leurs premières armes au sein de ces environnements. » Gardons-nous cependant de conclusions trop hâtives, BSD est peut-être un nom de code pour KGB ou FSB…

Il aura cependant fallu 5 ans pour que ce logiciel soit identifié, et il semble que le coût de son développement excède les capacités financières de la Corée du Nord.

Qu’en conclure ?

Étonnamment, personne n’en conclut rien.

Sauron est venu au monde ex nihilo, ce qui donnerait raison à ceux qui estiment que le néant peut être créateur.

Comme quoi, le cyber peut mener à la philosophie.

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2 Reply to “Piratage(s) (2/2)”

  1. De nombreux concepts informatiques ont été délaissés juste parce qu’ils sont un peu en avance sur leur temps. Mais les problèmes de sécurité informatique actuels les remettront sans doute sur l’échiquier des enjeux de la technologie.

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