Surveillances

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La France s’est récemment dotée, mais pour une plus grande sécurité de ses citoyens et afin de lutter contre le terrorisme, d’un méga-fichier, à-côté duquel l’antique Safari fait figure de pâle copie préhistorique. J’en ai parlé dans un précédent article.

Il semble que la protection des citoyens soit un sujet prégnant, car le gouvernement de Sa Majesté a également lancé un grand programme de protection des sujets de sa gracieuse majesté. A base de vidéo surveillance.

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Voyons, juste comme ça, en passant, quelques éléments… intéressants.

Le méga fichier TES récolte les empreintes digitales. Mais il est possible de s’opposer à leur stockage dans ce fichier. Il semble cependant que cette déclaration gouvernementale connaisse quelques couacs différences d’interprétations. C’est le cas dans les Yvelines : Trois sur quatre de nos interlocuteurs -des fonctionnaires municipaux des services d’état civil- nous ont expliqué comment il était impossible d’accéder à cette requête, « aucune option, aucune case à cocher, ne permettant de s’opposer au transfert des empreintes lors de leur numérisation ». (…) Seul un de ces agents nous a suggéré de déclarer notre refus lors du rendez-vous prévu pour la remise des pièces et la numérisation des données biométriques, pour finalement nous conseiller de prendre contact avec la préfecture.

Ce fichier était-il mal nommé ? Après tout, le film Tess raconte une bien triste histoire qui se finit mal…

Au pays d’Elisabeth (pour reprendre une chanson célèbre), la loi de surveillance s’est avérée nécessaire : The Home Office, the department responsible for the law, has said the provisions listed within it are needed to help protect the country’s national security and give more oversight than ever before.

Quels pouvoirs donne cette loi ? For the first time, security services will be able to hack into computers, networks, mobile devices, servers and more under the proposed plans. Comme son ancienne colonie, la mère patrie décide que sa justice s’appliquera all over the world : For those not living in the UK, but who have come to the attention of the security agencies, the potential to be hacked increases. Les fournisseurs d’accès devront conserver les données pendant un an, etc., etc.

Quant aux objets connectés, leur surveillance n’est pas encore à l’ordre du jour. En effet, et même s’ils ont été la cause du plus grand DOS, il n’est pas encore question de leur imposer des normes. Le DHS n’en imposera pas The purpose of these publications is to initiate a high-level awareness and evoke a sense of urgency in implementing the guidelines and principles outlined in them, pas plus d’ailleurs que le FCC Don’t expect the Federal Communications Commission to rush into issuing network security rules anytime soon, even in the face of a congressional inquiry seeking the agency’s response to the massive Oct. 21 distributed-denial-of-service attack. Ce qui, en soi, n’est pas immoral, mais on peut cependant rester sceptique sur le fait que des types d’objets utilisés pour le plus grand DOS jamais réalisés continuent de présenter les mêmes vulnérabilités, alors que tous les citoyens vont se retrouver observés sous toutes les coutures au cas où ils auraient l’intention de commettre un acte terroriste.

C’est probablement ce qu’on appelle placer l’humain au centre du cyberespace. Il est tellement au centre qu’il en est la seule cible…

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