Mars attaque

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Difficile ce temps-ci de publier sur le blog, le nombre de contraintes ayant fortement augmenté. Mais bon, ne nous laissons pas abattre par mars, ses ides, et son attaque…

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Quelques lectures sont possibles afin de maintenir les neurones en veille active.

Dans la série bobards en tout genre, le Washington post continue. Cela modérera-t-il les ardeurs de tous ceux qui prétendent être piratés par les Russes ? Pas sûr…

Un peu dans le même style, ajouter des carottes et des navets fonctionne. Après tout, ce sont des légumes, donc on peut les compter ensemble. Comme les cyberattaques, d’ailleurs : un spam peut être considéré comme une cyberattaque, au même titre qu’un sabotage. Ou comme les cambriolages, quel que soit le montant de leur préjudice… Faire des moyennes permet ainsi de capter l’attention du public, de montrer que le monde est très très très dangereux, qu’il faut absolument le réguler et acheter pleins de « solutions » de sécurité.

Une interrogation sur l’intelligence artificielle. A ce sujet, un très intéressant article sur la justice que rendraient les robots. Il est de bon ton de s’extasier dessus, mais c’est faire peu de cas qu’elle existe déjà et exaspère beaucoup de monde. Vous ne me croyez pas ? Que pensez-vous des radars automatiques plantés sur le bord des routes ? De plus, un robot rendant la justice signifie la fin de l’individualisation de la peine et de sa non automaticité. Au passage, l’anonymat des parties et des juges est soulevé. N’hésitez pas, lisez le, il est très intéressant !

Plusieurs fois j’ai écrit sur la prescription des délits informatiques (ici, encore ici, et ), expliquant qu’il fallait allonger cette période. Grâce à nos législateurs intrépides, c’est mal parti ! En effet, Le délai de prescription de l’action publique de l’infraction occulte ou dissimulée court à compter du jour où l’infraction est apparue et a pu être constatée dans des conditions permettant la mise en mouvement ou l’exercice de l’action publique, sans toutefois que le délai de prescription puisse excéder douze années révolues pour les délits et trente années révolues pour les crimes à compter du jour où l’infraction a été commise. Ce qui signifie que si vous espionnez ou dupliquez des données d’un concurrent (entreprise ou parti politique, c’est à la mode ces temps-ci), il faut prier pendant 12 ans à partir du jour de commission de l’infraction et ensuite, c’est la fête ! Commentaire de l’auteur du blog en question, même si elle n’avait pas les délits informatiques en tête : En l’espèce, les délais de prescriptions sont allongés pour les crimes et les délits de droit commun, et en pratique considérablement raccourcis pour la délinquance en col blanc.

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Plaudite cives !

Et pour finir, un intéressant article sur la cyberstratégie polonaise. Au sujet de la Pologne, sans tomber dans la nostalgie, j’ai pu remarquer lors de ma dernière visite dans ce pays, que même les Polonais trouvent leur administration complexe : ils ont sans cesse ajouté de la complexité pour résoudre leurs problèmes de decommunisation. Élément intéressant, ils ont créé un ministère de la numérisation qui ressemble, en première approximation, à l’ANSSI doté en plus de pouvoirs de coordination des SI ministériels, pour remédier à l’anarchie des mises en place de logiciels et services hétérogènes voire incompatibles.

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