Réflexions post élections

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L’élection est enfin passée. Il est donc possible d’essayer d’en tirer quelques leçons, non sur ses résultats car ce n’est pas l’objet du blog, mais sur ses aspects informatiques, cyber et numériques.

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Cela sera largement suffisant, les leçons de campagne et les politiques seront tirées par d’autres que moi. Peut-être… Ne vous attendez pas à une longue dissertation, je vais vous livrer quelques réflexions, sans pour autant viser des apophtegmes, car ces paroles ne se veulent pas forcément mémorables et ne visent pas à avoir valeur de maxime.

Visite dans un ministère ce soir. Plusieurs mâts des couleurs dans la cour principale. Mais seulement 2 drapeaux répétés ad libitum : le français et l’européen. Et pourquoi ne pas hisser ceux des régions ?

Piratage

Au vu du peu de contestation de ses résultats, l’élection a-t-elle vraiment été piratée, ou du moins dans la mesure où l’on voulait nous le faire croire ? FUD : fear, uncertainty, doubt. En français PID peur, incertitude, doute. Mais en anglais cela fait certainement plus peur, et entretient davantage l’incertitude et le doute…

Le débat sur le piratage des partis a occulté la véracité des données divulguées.  Si le piratage est mal, les éléments qu’on en apprend sont-ils de ce fait absous ?

Il nous a été répété, ad nauseam, lors des votes des LPM et lois sécuritaires que ceux qui n’avaient rien à cacher n’avaient rien à craindre de ces lois. Comment interpréter les cris d’orfraie des partis qui se sont rendus compte qu’ils étaient piratés ?

Avaient-ils quelque chose à cacher alors ? Car la différence entre un parti politique et un quidam, c’est que le parti peut se rendre compte qu’il a été piraté. La majorité des quidam ne le saura jamais.

A propos des « Macron leaks », si la NSA a détecté des tentatives de piratage contre la France, a-t-elle des sondes à proximité des objectifs intéressant les Russes ? Pour quoi faire ?

Ce qui me fait dire que la « révolution » numérique ne peut avoir lieu que lorsque la « révolution » de l’information a déjà eu lieu. Sauter cette étape revient à vouloir apprendre à un enfant à courir sans lui apprendre au préalable à marcher.

Guerre électorale

La vérité est-elle toujours la première victime dans les affrontements cyber ?

La « guerre » de l’information n’est pas dépassée par la « guerre » cyber. Se focaliser sur cette dernière et négliger la première revient à négliger la marche pour ne prendre en compte que la course.

Quand se posera-t-on vraiment la question du vote par l’internet, comme le pratique déjà l’Estonie ? Les machines à voter ne sont plus l’avenir (si tant est qu’elles l’ont déjà été…) Mais soulever cette question  mois avant des élections n’est que pure satisfaction intellectuelle.

Le piratage a été évoqué par Clinton comme cause de sa défaite électorale. Quelle méconnaissance du cyber que de vouloir le faire passer pour le bouc émiss(yb)aire !

Sécurité

Les réflexions de bas niveau sur la sécurité informatique durant la campagne augurent mal des décisions à venir sur le numérique.

Depuis que l’on parle du caractère indispensable de la sécurité informatique, que tous les politiques nous répètent que c’est important, comment se fait-il que les partis soient autant victimes de piratages ? Cordonnier toujours mal chaussé ?

Le cyber s’invite dans les élections, mais les programmes des élections se préoccupent peu du cyber…

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