Merlin le manager (3)

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L’actualité ne mollit pas !

Voilà déjà le 3° manager qui a les honneurs de ce blog !

Vu les qualités requises pour être à l’honneur dans cette rubrique, il semble pertinent que certains révisent (apprennent) les leçons de base du management, avant même de se lancer dans le management avec le numérique, vu leurs lacunes.

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Le suspens n’est plus à son comble, il s’agit effectivement de Zuckerberg, patron de Facebook, fournisseur de Cambridge Analytica.

Pourtant, tout avait bien commencé pour cet enfant prodige, loué par le gratin journalistique des experts en management : C’est même un des « plus grands managers de ce début de 21e siècle », estime Stéphane Distinguin, fondateur et pdg de la société de conseil en innovation Faber Novel, qui publie justement une étude sur Facebook intitulée Facebook la start up parfaite. L’entreprise parfaite, excusez du peu, ne pouvait qu’avoir un manager parfait à sa tête. Vous en voulez une preuve ? Un chiffre suffit à résumer les performances enregistrées par l’entreprise : 8 ans après sa naissance, elle réalise une part de marché mondiale de 12,8 %. Donc si une entreprise gagne de l’argent, c’est que son manager est excellent. Tout cela a un petit air d’Enron, entreprise la plus éthique en son temps… D’ailleurs, le même article nous apprend les 3 préceptes facebookiens :
– Agir vite et casser des choses (move fast et break things en version originale) ;
– Les développeurs sont personnellement responsables de leurs codes. C’est une exception dans le métier ;
– Mark a toujours raison.

Génial, non ? On est à deux doigts de se dire que si Jésus n’avait pas laissé Pierre déclarer qu’il était le Messie (Mathieu 16, 13 19), il serait là !

Certains, qui ne se trompent jamais, ont même songé à le faire président des USA.

Mais là, patatras ! Le 5° principe de management de Zuckerberg (Avoir une valeur sociale : “La raison d’être de Facebook est de rendre le monde plus ouvert et plus connecté et pas seulement de développer une entreprise. Nous comptons sur tous les collaborateurs du Groupe pour se concentrer chaque jour sur la meilleure manière de créer par leur travail de la valeur pour le monde”) vient de percuter le principe de réalité. En effet, Facebook a tellement interconnecté les personnes qu’il a vendu leurs données à Cambrdge Analytica, sans prévenir qui que ce soit.

Et c’est là que cela devient amusant : alors que le Congrès et la chambre des communes lui demandent de venir témoigner, il répond qu’il a piscine mais qu’il peut envoyer 2 de ses employés pour répondre (mieux que lui) aux questions des députés ! Mais quand on énonce comme 3° principe de management qu’il faut prendre des risques, il faut par la suite être en mesure de les assumer. Et lorsque ce n’est pas le cas, les rats (et les lapins) quittent le navire.

Un vrai patron, un de ceux qui assument les boulettes de sa société !

Après Mathieu, et au vu de l’âge de Zuckerberg, nous poursuivrons dans les références bibliques avec l’Ecclésiaste (10 16) Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant !

Actualisation du 02/04 : Zuck’ se fout du monde en expliquant que « Nous n’avons pas passé assez de temps à investir dans ou à réfléchir aux mauvais côtés de certaines utilisations des outils » Si tel est le cas, pourquoi ne pas témoigner devant les députés British et envoyer à sa place un directeur technique ? Ah, le manager de la start-up modèle !

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