Questions anthropologiques autour de Zoé

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Zoé est un film de Drake Doremus sorti sur Netflix en 2018 et qui évoque la question souvent traitée au cinéma, mais pas toujours avec bonheur, des robots humanoïdes dotés de conscience. Amorcée notamment par le film Blade runner (1982) cette question n’a cessé d’être traitée par différents cinéastes. Il est d’ailleurs étonnant de remarquer que, si ces derniers ont une production souvent intéressante sur quelques questions d’anticipation, le thème des robots humanoïdes conscients et, d’une manière plus générale, celui des développements cyber, est traité de manière assez peu convaincante.

En ce qui concerne le cas des robots humanoïdes conscients, peut-être est-ce dû à l’incapacité d’évoquer sereinement cette question dans des cénacles non artistiques, les cinéastes se faisant alors simplement l’écho de l’aporie ambiante ?

Toujours est-il que, malgré ces limites, ce film soulève des questions intéressantes.

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L’histoire traite d’une femme, Zoé, employée dans un centre de recherche révolutionnaire dont le but est de mettre au point une technologie destinée à améliorer les relations amoureuses. Des robots humanoïdes conscients appelés synthétiques1 sont un des éléments de cette recherche. Zoé, voyant naître en elle des sentiments amoureux envers Cole, le concepteur des robots, va être amenée à découvrir qui elle est vraiment.

Trois grands thèmes de réflexion sont abordés par ce film : ce qu’est une machine, la nature de la vie biologique (à savoir celle de l’ensemble formé par les organes du corps humain) et la vie intérieure.

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Anon

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Ce billet n’est pas dédié à une étude animale, comme son titre pourrait le laisser croire (il lui manquerait alors un accent circonflexe), mais à quelques éléments relatifs au film d’Andrew Niccol, sorti cette année. Rappel : Andrew Niccol est le réalisateur de Bienvenue à Gattaca (1997), Simone (2001), Time out (2011) ainsi que le scénariste de The Truman Show (1998). C’est donc un habitué des films traitant des u et dystopies, selon le point de vue que l’on adopte.

Comme son titre le laisse supposer, la trame principale du film est la question de l’anonymat dans un futur indéterminé.

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Indéterminé mais qui ne semble pas si loin de notre époque, car si les bureaux dans lesquels les personnages principaux du film (des policiers) travaillent sont d’une tristesse époustouflante voire déprimante (les murs sont en béton nu), le lieu principal de l’action est une ville de notre époque, les moyens de transport étant également contemporains.

Il ne sera pas question ici d’une critique du film en bonne et due forme, mais d’exposer quelques éléments intéressants, tirés des dialogues et soulevant quelques questions relatives à la vie privée et donc à l’anonymat.

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