Anon

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Ce billet n’est pas dédié à une étude animale, comme son titre pourrait le laisser croire (il lui manquerait alors un accent circonflexe), mais à quelques éléments relatifs au film d’Andrew Niccol, sorti cette année. Rappel : Andrew Niccol est le réalisateur de Bienvenue à Gattaca (1997), Simone (2001), Time out (2011) ainsi que le scénariste de The Truman Show (1998). C’est donc un habitué des films traitant des u et dystopies, selon le point de vue que l’on adopte.

Comme son titre le laisse supposer, la trame principale du film est la question de l’anonymat dans un futur indéterminé.

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Indéterminé mais qui ne semble pas si loin de notre époque, car si les bureaux dans lesquels les personnages principaux du film (des policiers) travaillent sont d’une tristesse époustouflante voire déprimante (les murs sont en béton nu), le lieu principal de l’action est une ville de notre époque, les moyens de transport étant également contemporains.

Il ne sera pas question ici d’une critique du film en bonne et due forme, mais d’exposer quelques éléments intéressants, tirés des dialogues et soulevant quelques questions relatives à la vie privée et donc à l’anonymat.

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La santé malade de son informatique

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Wannacry et NotPetya ont été des cyberattaques réussies, notamment du point de vue médiatique. Passé l’engouement des journalistes en mal de sensationnel, que reste-t-il de concret, quelles leçons ont été tirées de ces affaires ?

Le retex est toujours une affaire difficile, car reconnaître avoir été victime d’une attaque revient à (potentiellement) altérer son image de marque. Pourtant, certaines entreprises communiquent, et il est utile de les écouter pour connaître l’enchaînement des faits ou les vulnérabilités exploitées. C’est peut-être pour cela qu’on ne parle jamais des problèmes informatiques dans le monde de la santé en France, car, n’oublions pas que le monde entier nous envie notre système de soins (donc son informatique avec).

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L’année dernière, j’avais écrit un billet sur TV5 monde. Cette année, il me semble intéressant d’évoquer le secteur médical, dont l’informatique fait rarement la une de l’actualité. Mais, la France étant protégée par la jurisprudence Tchernobyl (tout ce qui est mauvais pour notre santé s’arrête à nos frontières), ce qui est arrivé aux britanniques ne risque pas de nous arriver.

Bien sûr que non !

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Les indigènes du numérique

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Le numérique est un terme à la mode, ce qui rend son emploi peu original, notamment lorsqu’il est associé au terme fracture, étant entendu que la résorption de la fracture numérique doit être une lutte de chaque instant.

Selon wikipedia, cette fracture numérique consiste en la disparité d’accès aux technologies informatiques, notamment Internet. Cette définition intégralement reprise par l’IRA de Nantes nous fait une fois de plus regretter que l’emploi du terme numérique est symptomatique du grand flou du vocabulaire précédemment relevé dans les billets ici et .

Si d’aventure on se penche sur les chirurgies présidentielles et gouvernementales précédentes, nous constatons que, si Jacques Chirac a été élu en 1995 en promettant notamment de réduire la fracture sociale, le succès de l’opération chirurgicale promise a été pour le moins relatif, ce qui n’est pas de bon augure pour celui de la résorption de la fracture numérique…

La grande différence entre ces deux fractures résiderait-elle dans le fait que depuis le 17 décembre 2009, une loi relative à la lutte contre la fracture numérique a été publiée au journal officiel ? Las ! son objet était de fournir la télévision numérique aux Français et, pour cela, d’instituer dans chaque département une commission de transition vers la télévision numérique (article 4).

Plus récemment, le 20 décembre dernier à l’occasion d’une séance de questions au gouvernement, Dominique David (députée REM) a demandé au gouvernement de détailler les mesures qu’il envisageait pour « toucher, orienter et inclure les nombreux Français qui sont dans la précarité numérique. »

Après la fracture, voici la précarité numérique…

À quoi aurons-nous bientôt droit sachant que le numérique doit déjà être inclusif ou ne sera pas ?

Nous le voyons à la frénésie lexicale qui s’est abattue sur notre époque, le numérique est un sujet de grand intérêt, d’ailleurs notre gouvernement s’y intéresse et s’investit dans la résorption de sa fracture avec volontarisme.

« En même temps », des sénateurs se sont demandé si la France via l’Union européenne, ne serait pas en passe de devenir une colonie numérique. Ce qui signifie que, sans jamais définir correctement ce qu’est le numérique, la numérisation peut aussi être vue comme une forme de colonisation.

Mais alors, si c’est une colonisation, elle a forcément ses indigènes, ceux qui en souffrent, ne la supportent pas, voire résistent à sa propagation…

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L’objet de ce billet est d’évoquer le sort de ceux que l’on peut appeler « les indigènes du numérique », à savoir les personnes qui se retrouveront aux périphéries du numérique soit que par un mouvement :

  • involontaire, elles ne savent pas (ou mal) utiliser l’informatique ;
  • volontaire, elles veulent se tenir à l’écart de cette transformation, sans forcément adopter le mode de vie des amish.

Le problème de l’État sera alors, pour reprendre la novlangue à la mode, d’inclure ces personnes dans ses préoccupations et de leur adapter les mesures qu’il prendra.

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Vœux et lectures de début d’année

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C’est la nouvelle année, le père Noël ne vous a pas oublié, maintenant c’est à vous de lui rendre la pareille : prendre de bonnes résolutions. Et parmi celles-ci, forcément, figure la lecture de ce blog.

Rassurez-vous, je ne me prends pas pour le Turkmenbashi et n’imposerai donc pas à vos enfants d’apprendre à lire en étudiant mes œuvres.

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Ceci dit, meilleurs vœux pour cette nouvelle année, et excellentes lectures !

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De l’informatique au numérique (1/2)

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Noël approchant, je vous offre un article bonus, à savoir qu’il se dégustera en deux parties. Quel plaisir, n’est-ce pas ?

Nous vivons une révolution numérique, le numérique transforme le monde, il faut numériser nos institutions et façons de faire. Ce discours est tellement entendu qu’il en est devenu convenu. S’il n’est pas infondé, son inconvénient est qu’il s’apparente davantage à des propos à la hussarde, voire à un mantra, qu’à un discours raisonné et pensé. Preuve en est que les tenants de ces discours sont souvent bien en peine de définir précisément le terme numérique et d’exposer les différences entre informatique, cybernétique et numérique.

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Notons aussi, juste pour nous détendre avant d’entrer dans le vif du sujet, que le terme numérique est souvent remplacé par digital, reprenant ainsi les aberrations du langage informatique dans lequel quelques mots d’anglais étaient jetés, de-ci de-là, afin de montrer la supposée maîtrise de la nouvelle lingua franca par son locuteur. À l’époque déjà, le carrosse redevenait citrouille lorsqu’un profane demandait de traduire en français ces termes de lui inconnus… La persistance dans cette attitude génère alors une amusante confusion si l’on est vient à parler des empreintes laissées par l’internaute sur la toile au cours de sa navigation : sommes-nous face à de nouvelles empreintes digitales ?

Revenons à notre propos. L’objectif de ce billet est de voir en quoi les notions d’informatique, cybernétique et numérique diffèrent, car il est indispensable de définir correctement les termes que l’on emploie, surtout lorsque les notions manipulées sont abstraites, afin d’éviter l’incompréhension ou pire, la confusion.

Cela étant posé, nous serons mieux à même de comprendre quelques avanies vécues par les organisations, qu’elles soient publiques ou privées.

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Attribution, science fiction

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Un récent tweet m’a fait réagir sur la question de l’attribution. Vous le voyez ici :

Vous pouvez lire ici l’article du Ouest-France. Si vous n’y connaissez rien à la cyber, vous pouvez toujours le faire regarder par vos enfants en bas âge, ils devraient trouver le sommeil rapidement, comme s’ils avaient regardé bonne nuit les petits.

Une lecture rapide du tweet peut amener à simplement se demander où est le problème. Il est en fait très simple : si le pivot de la stratégie consiste à « tenter d’attribuer l’attaque », alors comment est-on sûr de répondre au véritable agresseur ? Admet-on par anticipation des « dommages collatéraux » dans une frappe cyber, tellement collatéraux d’ailleurs qu’ils sont à côté de la plaque ? A moins que, comme les artilleurs, le CommCyber ait pour devise « je balance et Dieu guide » ? Tout cela ressemble fort à un délit de sale gueule cyber, ou, au vu de l’enthousiasme qui se dégage de la séquence vidéo, à un déficit de gros dodo (et nous revenons à bonne nuit les petits…).

Ce qui m’amène à poser la question qui servira de fil à ce billet : l’attribution ne serait-elle pas comparable à une sentence judiciaire, dans la mesure où, de même qu’après la sentence, la décision est mise à exécution, après l’attribution, les mesures de rétorsion sont mises en œuvre ?

Alors, dans ce cas, « tenter d’attribuer l’attaque » reviendrait à « tenter de rendre une sentence ». Ce qui est pour le moins original, non ?

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Pistes pour la numérisation de l’État

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L’État a décidé de lancer sa numérisation. Son exemple et modèle est l’Estonie, dont j’ai déjà dit le plus grand bien par ailleurs.

Ne négligeons cependant pas tout le travail qui reste à accomplir, tant dans la numérisation à proprement parler, qu’en ce qui concerne les fichiers de sécurité (sujet à peine esquissé ici).

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Ne boudons pas pour autant notre plaisir, voici un gouvernement qui parle de numériser ses services. Alors, pour faire avancer les choses, voici ma modeste contribution à sa réflexion.

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La possibilité d’une numérisation

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À l’aube de ce siècle, la numérisation est, semble-t-il, l’avenir du pays, des entreprises, des collectivités territoriales et de toute organisation qui souhaite rendre des services dignes de ce nom à ses clients ou ses usagers.

Un rapport parlementaire présenté le 27 septembre devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale par ses deux co-rapporteurs Laure de La Raudière (les constructifs) et Éric Bothorel (LREM) formule même 20 propositions pour améliorer la couverture numérique du territoire.

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Pour autant, suffit-il d’apporter la fibre en tous lieux et en tout temps pour numériser le pays ? Assurément non, même si la couverture du territoire en est un préalable.

Dit autrement, si tout le monde proclame l’importance de la numérisation sur tous les tons et tous les toits, la réalité laisse parfois penser qu’il y a loin de la coupe aux lèvres et que, pour reprendre le titre original qui a inspiré celui de ce billet, les organisations numérisées sont en fait des clones à peine améliorés de ce qui existe déjà.

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Apprendre de ses erreurs

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Ces derniers temps, NotPetya a fait couler beaucoup d’encre. Mais les analyses pertinentes ne sont pas légion, ce qui est un peu désolant, car cela montre qu’au-delà du sensationnel, tous les neurones semblent anesthésiés lorsqu’il s’agit d’analyser des faits cyber.

Heureusement, un article de Libération fournit des éléments d’appréciation intéressants. Ou décourageants, c’est selon, tant il est vrai qu’apprendre de ses erreurs est difficile, y compris en matière cyber.

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Il parait qu’il y a eu un avant Struxnet et un après Stuxnet. Un avant TV5 Monde et un après TV5 Monde. Un avant *** et un après *** (que chacun substitue aux étoiles ce qu’il veut).

En fait on se rend compte qu’il n’y a d’avant incident et d’après incident au mieux que pour ceux qui l’ont vécu. Et encore. Souvenons-nous des mots de passe de TV5 Monde affichés en direct à la télé, quelques temps après l’attaque « sans précédents », forcément.

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